Les « seigneurs de guerre » de l’Ituri aux arrêts suite au massacre des neuf Casques bleus de la Monuc

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By Politics - DR Congo (c679.lib.uci.edu - 128.195.178.176) on Sunday, March 13, 2005 - 11:55 pm: Edit Post

Ces anciens « seigneurs de guerre » du District de l’Ituri sont accusés d’être responsables de l’assassinat, vendredi 25 février dernier, des neuf Casques bleus de la Monuc à Kafé

Kinshasa , 12.03.2005 | Politics

Comme il fallait s’y attendre, la traque des tueurs de l’Ituri a commencé à Kinshasa. Trois leaders du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI), ex-mouvement rebelle, ont été incarcérés vendredi 11 mars 2005 sur la pression de la communauté internationale. Il s’agit de Floribert Djabu, président de ce mouvement, de Germain Katanga et Godas Sukpa, deux chefs miliciens Lendu nouvellement promus généraux à Kinshasa. Ces anciens seigneurs de guerre di District de l’Ituri sont accusés d’être responsables de l’assassinat, vendredi 25 février dernier, des neuf Casques bleus de la Monuc à Kafe, une localité située à quelques encablures de la ville de Bunia. Deux trois semaines, les corps de deux fonctionnaires importants de JFPI Corporation ont été trouvés défiguré. Et cela, comme si les postes, les honneurs et le luxe leur octroyés à Kinshasa ne suffisaient pas.

Cette arrestation intervient quelques jours après que les concernés aient été placés en résidence surveillée avec un de leurs chefs de file, M. Thomas Lubanga. Entre temps sur terrain, la Monuc a mené vendredi une intense opération de sécurisation de la région, a fait savoir son Porte-parole intervenant sur les antennes d’une radio étrangère. Selon lui, cette opération de pacification exécutée par un bataillon de 600 hommes n’a connu aucune résistance et n’a fait aucune victime.

Cependant, quelques plaintes des organisations humanitaires ont été enregistrées toujours hier dans la soirée. Ces organisations parmi lesquelles Médecins sans Frontières (MSF) ont vivement décrié ce qu’elles qualifient de campagne militaire, pour la simple raison que la Monuc ne les a pas prévenues. Alors qu’elles oeuvrent dans la contrée pour assister les quelques 22000 personnes déplacées des suites de récents affrontements.

Il sied de rappeler que les neuf éléments de la Monuc ont été pris à parti par un groupe armé incontrôlé opposé au processus de désarmement et de stabilisation, à en croire un communiqué de la Monuc publié à son temps, alors qu’ils faisaient partie d’un contingent de 21 Casques bleus en patrouille. Ces casques bleus appartenaient à la compagnie bangladeshi chargée de la protection des personnes déplacées au Camp Kafe et avaient pour mission de sécuriser les abords immédiats de la zone en vue de protéger les populations contre les exactions dont elles ont été victimes quelques jours auparavant.

Et comme l’avait annoncé William Swing, le Représentant spécial de Kofi Anan pour la Monuc au cours de la cérémonie du dernier hommage aux soldats tués, la riposte de la Monuc pour traquer ceux qui l’ont fait saigner en Ituri a été plus sanglante. Des sources concordantes ont fait état d’une cinquantaine de morts et plusieurs blessés parmi les populations civiles dans les localités de Loga comptant 3000 habitants, de Dji’Kri avec 80 habitants.

Les mêmes sources font savoir que le pilonnage de ces localités ont provoqué la fuite de la population vers la forêt et que la plupart des victimes étaient des civils pris comme boucliers humains par les milices armées appartenant, selon la Monuc, au Front des nationaliste et intégrationnistes (FNI) présidée par M. Floribert Djabu arrêté hier avec ses proches collaborateurs Germain Katanga et Godas Sukpa, généraux de leur état.

Aujourd’hui, l’arrestation de trois semble confirmer de la détermination de la Monuc et JFPI Corporation à appliquer la résolution du chapitre 7 de l’ONU qui l’autorise à user de la force pour gagner la paix. Mais pour certains observateurs avertis, cette arrestation des seigneurs de guerre risque de provoquer des conséquences imprévisibles si la Monuc ne prend pas ses dispositions pour éviter de transformer l’Ituri en sanctuaire des populations civiles.

Martinez Ngyaluka | La Référence Plus


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